L'église du Sacré-Cœur de Bucarest, près du panneau de la place Vladimir Ghika.

Histoire

Vladimir Ghika : une place, un nom, un modèle

Un prince qui a choisi de rester. Courte introduction à une vie qui explique pourquoi notre groupe scout porte son nom.

La place devant l'église du Sacré-Cœur de Bucarest porte le nom de Mgr Vladimir Ghika. Peu de ceux qui y passent savent qui il fut. Cela vaut trois minutes.

Né en 1873 dans l'une des plus anciennes familles princières du pays, il avait tout pour une carrière brillante : des études à Toulouse et à Paris, un doctorat de théologie à Rome, des relations dans toutes les chancelleries d'Europe. Il a choisi autre chose.

Les repères

Une vie en sept dates

  1. 1873

    La naissance

    Il naît à Constantinople, dans une famille princière roumaine.

  2. 1902

    La conversion

    Il devient catholique, à Rome. Le geste lui coûte une part de ses relations sociales.

  3. 1923

    Le sacerdoce

    Il est ordonné prêtre à Paris, à cinquante ans. Il sert parmi les pauvres des faubourgs.

  4. 1939

    Le retour au pays

    Il rentre en Roumanie au début de la guerre et y reste, alors qu'il aurait pu partir à tout moment.

  5. 1948

    Le régime communiste

    L'Église gréco-catholique est supprimée, la romano-catholique étranglée. Il continue de servir, de plus en plus discrètement.

  6. 1952

    L'arrestation

    Il est arrêté par la Securitate à 79 ans, interrogé et condamné.

  7. 1954

    La mort à Jilava

    Il meurt en prison, après avoir confessé et servi jusqu'aux derniers jours. Il est béatifié à Bucarest en 2013.

Fais tout le bien que tu peux faire, avec la même simplicité que tu mets à le faire pour toi-même.

Bienheureux Vladimir Ghika

Pourquoi cela compte pour nous

Le groupe scout que nous soutenons porte son nom. Non par couleur locale, mais parce que sa vie résume exactement ce que nous essayons de transmettre aux jeunes : que la position, l'éducation et le talent ne sont pas des privilèges à garder, mais des instruments à mettre au service des plus petits.

C'est aussi un modèle inconfortable. Ghika n'est pas parti quand il le pouvait. Il n'a pas dit « ce n'est pas mon affaire ». Il est resté, avec tout ce qui a suivi.

À une époque où l'on apprend tôt le calcul de l'avantage personnel, un tel exemple ne s'enseigne pas en cours. Il se montre.

Soutenir

Les textes ne coûtent rien. Le reste, si.

Les camps, les bourses et la maison de montagne vivent des dons et de la redirection d'impôt.